Les Algues acadiennes limitée
30, avenue Brown
Dartmouth, Nova Scotia
B3B 1X8
Courriel : info@acadian.ca
Site Web : http://www.acadianseaplants.com
« Nous sommes attachés au caractère durable de nos activités, explique Jean Paul Deveau, président de l’entreprise. Nous avons beaucoup investi dans l’étude de la croissance des algues marines. » Pour cela, l’entreprise compte parmi les membres de son personnel un scientifique qui travaille à temps plein sur des études à long terme et publie des articles qui servent aux scientifiques et aux pays ayant des industries de récolte des algues marines partout dans le monde. « Nous sommes très fiers du fait que nous avons l’une des ressources marines les mieux gérées au Canada », ajoute M. Deveau.
L’entreprise Les Algues acadiennes est un exemple représentatif de cette nouvelle génération d’entreprises néo-écossaises qui ont conscience du fait que leur rentabilité dépend de la gestion durable de l’environnement. Cette entreprise cherche aussi de plus en plus à changer sa façon de mener ses affaires. Dans leur ouvrage de 2002 intitulé Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, William McDonough et Michael Braungart proposent un nouveau paradigme pour les affaires, un modèle dans lequel la nature et l’industrie parviennent à coexister. Cette philosophie est à l’opposé du paradigme « du berceau à la tombe » (« cradle-to-grave »), dans lequel on utilise les produits puis on les jette quand ils ne sont plus bons.
Dans un monde de ce nouveau paradigme « du berceau au berceau » (« cradle-to-cradle »), les produits peuvent changer de forme, mais on continue de les utiliser indéfiniment, dans un système en boucle. McDonough et Braungart soutiennent que l’industrie est en conflit avec l’environnement parce que, dans la conception des produits et des procédés, on a toujours suivi la voie la plus facile, en se souciant peu de ce qui peut arriver au-delà de la durée de vie normale du produit. À l’avenir, explique ces auteurs, les produits seront utilisés, recyclés et réutilisés. Dans un monde axé sur le paradigme « du berceau au berceau », l’usine ne fonctionne pas comme une machine qui engloutit de l’énergie et rejette des déchets toxiques dans l’environnement, mais plutôt comme un arbre qui s’adapte de façon organique à son milieu.
L’entreprise Les Algues acadiennes aurait pu servir d’exemple dans un des chapitres du livre de McDonough et de Braungart. Depuis son lancement en 1981, elle a assuré une si bonne gestion de sa ressource que la biomasse des algues marines est restée parfaitement stable et les 300 pêcheurs indépendants de l’entreprise font une récolte qui est inférieure au taux annuel de croissance de la ressource. Les Algues acadiennes surveille l’évolution des réserves de la ressource, avec des inspections régulières en mer, et fixe des lignes directrices strictes, avec des taux d’exploitation axés sur la conservation, que tous les pêcheurs qui récoltent des algues pour l’entreprise doivent respecter. « Imaginez une belle pelouse, explique M. Deveau. Si vous la tondez régulièrement, elle continuera de pousser et restera belle. Si vous la coupez trop court, vous la tuerez. C’est la même chose quand on récolte des algues marines. »
L’attachement d’Acadian Seaplants aux pratiques respectueuses de l’environnement apparaît aussi clairement dans les autres aspects de ses activités. L’entreprise a, par exemple, un programme innovant qui transforme l’excédent de barils en plastique utilisés dans la transformation des algues en contenants pour le recyclage dans les municipalités. Dans l’une des usines de l’entreprise, à Cornwallis, dans le comté d’Annapolis, les déchets rejetés sont convertis en agent de traitement des sols qui est revendu aux fermiers de la région.
Avec un chiffre d’affaires de plus de 20 millions de dollars, la rentabilité de l’entreprise Les Algues acadiennes est solidement établie.

